Les taux bougent : Quelles sont les conditions d’emprunts aujourd’hui par rapport à hier ?

Vers une remontée des taux ?

Alors que les banques et acteurs immobiliers s’apprêtent à clôturer une année 2018 riche en opérations immobilières et donc en crédits immobiliers, il peut être intéressant de faire un tour d’horizon des taux et conditions d’emprunts aujourd’hui, et de les comparer à celles d’hier.

Les années 2016, 2017 et 2018 n’ont quasiment connu qu’une baisse ininterrompue des taux d’intérêts d’emprunts bancaires. A l’inverse, les prix de l’immobilier eux, n’ont fait qu’augmenter.

Les prix dans le neuf flambent quand l’ancien se calme

Avant de s’attaquer à la question des crédits, regardons de près celle de l’immobilier : même si les taux d’intérêts sont bien plus bas qu’il y’a une dizaine d’année, les prix de l’immobilier sont par contre bien plus haut.

C’est surtout vrai dans le neuf. Les prix dans le neuf dans certaines villes dépassent largement les 10 000 euros le mètre carré, et n’ont fait qu’augmenter rapidement ces derniers mois.

En revanche, même si la tendance longue des dernières années est la hausse pour les prix dans l’ancien, on remarque une légère accalmie voire baisse sur certaines villes ces derniers mois.

Les taux plus bas : beaucoup plus de pouvoir d’achat aujourd’hui ou une illusion ?

Les taux d’emprunts pratiqués aujourd’hui sont beaucoup plus bas qu’il y’a une dizaine d’année. Le coût des crédits étant donc beaucoup moins chers, les Français peuvent donc emprunter plus.

C’est un fait, mais est-ce une illusion en termes de pouvoir d’achat immobilier ?

En vérité il faut également prendre en compte la flambée des prix des l’immobilier. Il est peut-être moins coûteux qu’avant d’emprunter de l’argent, mais les prix sont bien plus élevés qu’il y’a une dizaine d’année.

Les taux pratiqués il y’a une dizaine d’année était 3 ou 4 fois plus élevés qu’aujourd’hui, tandis qu’en moyenne l’immobilier a pris 30% d’évolution à la hausse ces 10 dernières années.

Le pouvoir d’achat immobilier des français a donc bien évolué à la hausse, mais pas de manière significative.