Assurance prêt immobilier et le secret médical

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Au moment de la souscription à une assurance de prêt immobilier, l’assurance aimerait connaître l’état de santé général de l’assuré afin de mesurer la proportion aux risques. Il lui sera donc demandé de remplir un questionnaire de santé protégé par le secret médical. 

Qu’est-ce que le secret médical?

La notion de secret médical est la couverture de l’ensemble des données, concernant le patient porté à la connaissance du médecin traitant ou soignant. Cela inclut des informations qui lui ont été confiées, mais également tout ce qui a été vu, entendu, compris, voire interprété lors de la pratique médicale. Alors les déclarations d’un patient, des diagnostics, des dossiers sensibles, mais aussi des conversations surprises au domicile lors d’une visite, les confidences des familles, sont tout autant couvertes par le secret professionnel médical.

Dans le cas de diagnostic ou lorsque les pronostics vitaux sont engagés, la famille, les proches ou les personnes de confiance peuvent recevoir les informations nécessaires pour porter secours au malade, sauf si le malade s’y est opposé. Seul un médecin est capable de délivrer le secret médical.

Généralement, le secret médical ne cesse pas après la mort de l’assuré. Les informations concernant une personne décédée peuvent être délivrées à ses proches dans la mesure où elles leur sont importantes pour connaître les causes de décès de leur proches, afin de faire valoir ses droits sauf si le malade s’y était opposé au partage du secret médical avant sa mort.

Il est important de savoir que la violation du secret médical peut engendrer des sanctions pénales, civiles voire professionnelles. En ce qui concerne le plan pénal, la peine pour violation du secret peut aller jusqu’à un an d’emprisonnement selon l’article 226-13 du code pénal. Le patient peut donc obtenir des dommages et intérêts pour réparer le préjudice subi.

Il faudra donc au patient de prouver la divulgation du secret médical, en dehors des diverses circonstances autorisées ou permises par la loi. 

Que faut-il savoir sur le secret médical dans l’assurance prêt immobilier?

En ce qui concerne l’assurance de l’employé, son état de santé reste un facteur important pour la compagnie d’assurance car il lui permet de déterminer le risque qu’il encourt en prenant en charge l’assurance de prêt immobilier, et lui permet aussi de calculer le coût total de l’assurance de prêt immobilier.

Qu’il soit pour un questionnaire de santé, pour des analyses sanguines ou des tests médicaux, toutes les données médicales que l’assuré transmet à la compagnie d’assurance demeurent confidentielles car elles sont soumises à la protection du secret médical. Dans ce cas, tous les organismes qui auront accès aux données de santé sont amenés à respecter leur obligation de secret médical.  

Si l’assuré souffre d’une pathologie à déclarer à l’assurance de prêt immobilier, et qu’il bénéficie de la convention AERAS, cela sera valable pendant toute la durée de l’adhésion quelque soit le nombre d’assureur qui se chargeront d’étudier son dossier.

Peut-on annuler le secret médical?

Le secret médical représente une obligation légale qui se doit d’être respectée dès le moment où l’assuré transmet les données médicales à l’assurance de prêt immobilier. En effet seul l’assuré a la possibilité de fournir des informations concernant sa santé, le médecin traitant ou n’importe quel spécialiste en relation avec l’assuré est radicalement interdit de le faire.

Dans certaines compagnies d’assurances, les services de gestion de dossier sont divisés entre la gestion administrative et la gestion médicale, ainsi ce ne sont que des personnes agréées qui peuvent traiter et prendre connaissance des éléments médicaux figurant sur la fiche de santé du patient. Les données personnelles sont inaccessibles à tous et sont très sécurisées, aussi bien enregistrées sur divers serveurs que via des ordinateurs.

De même, si l’assuré bénéficie d’un service de sélection médicale à distance, seul le conseiller agréé et l’équipe médicale s’occupant ensuite de primes pourront avoir accès aux données médicales de l’assuré. 

Parfois en raison du respect du secret médical, le personnel de l’assurance en charge du prêt immobilier ne seront pas en mesure de communiquer les raisons d’une surprime sur l’assurance du prêt immobilier ou dans le cas de leur besoin de complément d’élément médicaux, car les assurances ne peuvent évoquer avec l’assuré ces sujets à distance. L’assuré doit donc faire la demande par courrier, ou il peut choisir, chez certaines compagnies d’assurance, de remplir le document “levée de secret médical” qui pourra permettre à l’assureur de vous contacter directement par email.

L’assuré est en droit légal de renoncer à bénéficier du secret médical s’il le souhaite. Lorsque le futur assuré souhaite que le médecin traitant traite directement avec le service médical de son assurance, il doit être prévenu que cette démarche équivaut à renoncer au secret médical. L’annulation du secret médical auprès des assurances peut également survenir en cas de décès de l’assuré. Dans ce cas, le tribunal peut décider, avec l’accord des membres de sa famille, de lever le secret médical ce qui permettra d’éclaircir sur les raisons du décès.

Le secret médical met-il des restrictions pour le questionnaire de santé?

Au moment de l’adhésion à une assurance de prêt immobilier, l’assurance est susceptible de demander le remplissage d’un questionnaire de santé. Constitué de 14 questions en général, ce questionnaire permet à l’assurance de connaître l’état de santé général et les risques auxquels l’assuré peut être confronté. 

Suite aux réponses du questionnaire de santé, l’assurance en charge du prêt immobilier  peut se permettre de demander de fournir des éléments supplémentaires comme des analyses sanguines, examen médical spécifique.

Malgré que l’assuré soit obligé de répondre à ces différentes questions demandées, il n’en est pas moins couvert par le secret médical. Ainsi, s’il choisit finalement de se tourner vers un nouvel assureur, l’assuré sera contraint de remplir de nouveau le questionnaire de santé,  car la transmission de ces informations est interdite. Ne pas respecter le secret médical est considéré comme une faute très lourde et est passible de 15000€ d’amende et d’un an de prison. 

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